Immunité d’automne : préparez votre organisme avant les premiers virus

Immunité Automne : Mycothérapie, gemmothérapie et travail du terrain immunitaire : comment préparer l’organisme dès l’automne, avant les premiers virus de saison, et se former sérieusement à ces approches.

 

Immunité Automne anticiper plutôt que subir : l’enjeu du terrain à l’automne

Chaque automne suit le même scénario : les températures chutent, les journées raccourcissent, les enfants reprennent l’école, et avec eux circulent les premiers rhumes, les premières angines, les premières grippes de saison. Face à cela, le réflexe le plus répandu reste curatif : on agit une fois les symptômes installés. C’est pourtant en amont, dès les premières semaines d’automne, que se joue la vraie différence.

En naturopathie, cette logique porte un nom : le travail du terrain. Plutôt que de chercher à combattre un virus une fois qu’il s’est installé, il s’agit de soutenir les capacités propres de l’organisme à s’en défendre à renforcer ce que l’on appelle le terrain immunitaire, avant que les premiers virus ne circulent. Deux approches naturopathiques se distinguent particulièrement dans cette période charnière : la mycothérapie et la gemmothérapie.

 

 

La mycothérapie : les champignons médicinaux au service de l’immunité

La mycothérapie est l’usage thérapeutique des champignons, une pratique ancienne dans plusieurs traditions, notamment en Asie, et aujourd’hui de plus en plus étudiée en Occident. Certains champignons font l’objet d’un intérêt particulier en accompagnement du terrain immunitaire à l’approche de l’hiver.

Le reishi (Ganoderma lucidum), parfois surnommé le champignon de la longévité, est traditionnellement utilisé pour son action adaptogène et son soutien global de l’organisme en période de fatigue ou de stress accru facteurs qui fragilisent indirectement les défenses naturelles. Le shiitake (Lentinula edodes) est étudié pour sa richesse en bêta-glucanes, des composés qui suscitent un intérêt particulier pour leur interaction avec le système immunitaire. Le maitake (Grifola frondosa) complète souvent ces associations, notamment pour son profil nutritionnel intéressant en cette saison de transition.

Ces champignons s’utilisent le plus souvent sous forme d’extraits standardisés, en gélules ou en teinture, dans le cadre d’une cure de quelques semaines idéalement démarrée en amont du pic de circulation virale, donc dès le début de l’automne plutôt qu’au moment où les premiers symptômes apparaissent déjà chez l’entourage.

 

 

La gemmothérapie : les bourgeons, concentrés d’énergie de la plante naissante

La gemmothérapie repose sur l’usage des bourgeons et jeunes pousses de plantes et d’arbres, récoltés au moment précis où ils concentrent le potentiel de croissance de la plante entière. Cette concentration d’embryons végétaux, de méristèmes et de tissus en formation confère aux macérats de bourgeons des propriétés que l’on ne retrouve pas dans la plante adulte.

Pour le terrain immunitaire d’automne, quelques bourgeons reviennent régulièrement dans les protocoles naturopathiques : le cassis (Ribes nigrum), souvent qualifié de « cortisone-like » végétale pour son action tonifiante générale et son soutien du terrain en période de sollicitation immunitaire ; le bourgeon d’aulne glutineux (Alnus glutinosa), traditionnellement associé à un rôle de « pompier » lors des inflammations débutantes des voies respiratoires ; et le noisetier (Corylus avellana), reconnu en gemmothérapie pour son action de soutien pulmonaire, particulièrement pertinente à l’approche de la saison des rhumes et bronchites.

Ces trois bourgeons, souvent associés en synergie, constituent une base classique de protocole d’automne à ajuster bien sûr selon le terrain de chaque personne, ses antécédents et son mode de vie, ce qui suppose une vraie compétence d’analyse plutôt qu’une recette appliquée uniformément.

 

 

Deux approches complémentaires, une même exigence de compétence

Mycothérapie et gemmothérapie partagent un point commun essentiel : leur efficacité perçue repose largement sur la justesse du choix et du dosage, adaptés à la personne et au moment. Prescrire un extrait de reishi à une personne déjà très stimulée nerveusement, ou associer plusieurs bourgeons sans cohérence de terrain, relève de l’à-peu-près plutôt que de l’accompagnement professionnel.

C’est pourquoi ces deux approches, aussi anciennes soient-elles dans leurs racines, exigent une formation rigoureuse pour être utilisées avec discernement : connaissance des principes actifs, des synergies possibles, des contre-indications (interactions médicamenteuses, grossesse, pathologies spécifiques) et surtout capacité à évaluer le terrain de la personne avant de proposer un protocole plutôt que d’appliquer un modèle standard à toutes les situations.

 

 

Se former à la mycothérapie et à la gemmothérapie avant la saison des virus

L’automne est le moment idéal pour un praticien du bien-être de structurer ou d’approfondir ses compétences sur ces deux approches, avant même que la saison des virus ne batte son plein et que la demande d’accompagnement immunitaire n’afflue en cabinet.

Je propose plusieurs cours sur ces sujets, à retrouver dans la catégorie Alimentation et phytothérapie de la Masterclass, pour permettre aux professionnels du bien-être de construire une approche du terrain immunitaire fondée sur la mycothérapie, la gemmothérapie et la phytothérapie, avec la rigueur que ces pratiques exigent.

Se former maintenant, c’est arriver aux premiers frimas avec des protocoles clairs à proposer plutôt que d’improviser au fil des consultations de novembre.

 

Foire aux questions

Qu’est-ce que le travail du terrain immunitaire en naturopathie ?

Le travail du terrain consiste à soutenir en amont les capacités naturelles de défense de l’organisme, plutôt que d’attendre l’apparition des symptômes pour agir. Il s’appuie notamment sur l’hygiène de vie, la micronutrition, la phytothérapie, la mycothérapie et la gemmothérapie.

 

Quels champignons sont utilisés en mycothérapie pour l’immunité ?

Le reishi, le shiitake et le maitake sont les champignons les plus fréquemment utilisés en accompagnement du terrain immunitaire, notamment pour leur action adaptogène et leur richesse en bêta-glucanes, des composés étudiés pour leur interaction avec le système immunitaire.

 

Quels bourgeons choisir en gemmothérapie pour préparer l’automne ?

Le cassis, l’aulne glutineux et le noisetier sont des bourgeons classiquement associés au soutien du terrain immunitaire et respiratoire à l’automne, à adapter selon le terrain et les antécédents de chaque personne.

 

Quand faut-il commencer une cure de terrain avant l’hiver ?

Idéalement dès le début de l’automne, avant le pic de circulation virale, plutôt qu’au moment où les premiers symptômes apparaissent déjà dans l’entourage. Cela laisse le temps à l’organisme de bénéficier pleinement du soutien apporté.

 

La mycothérapie et la gemmothérapie peuvent-elles remplacer un avis médical ?

Non. Ces approches accompagnent le terrain en complément d’un mode de vie adapté, mais ne se substituent jamais à un avis médical, en particulier en cas de pathologie identifiée, de grossesse ou de traitement médicamenteux en cours.

 

Alexandra ATTALAUZITI

Directrice ADNR Formations et ADNR Santé — Fondatrice et Présidente du SPBE, Syndicat des professionnels du bien-être et de la santé intégrative — Naturopathe et réflexologue depuis plus de 25 ans.